Les marchés européens poursuivent leur mouvement haussier, portés par les déclarations de Donald Trump. Répondant favorablement à une demande des dirigeants de pays du Golfe, le président américain a suspendu un bombardement programmé ce mardi contre l'Iran. Il considère qu'un accord peut toujours aboutir avec Téhéran. Le CAC 40 se dirige vers une deuxième séance de hausse de suite, gagnant 0,84% et repassant au-dessus de la barre des 8 000 points : 8 054,34. L'Eurostoxx 50 progresse de 0,58% à 5 882,78 points. Le Dax se distingue avec un gain de 1,12%.
Dans un message publié sur la plateforme Truth Social, Trump a assuré que les Etats-Unis se préparent à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si aucun accord acceptable n'était trouvé" avec l'Iran. Il a cependant affirmé devant la presse, qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec Teheran. Le chef de l'Etat a même rapporté des propos d'alliés au Moyen-Orient évoquant "grandement un accord proche qui empêcherait l'Iran d'accéder à l'arme nucléaire".
Washington et Téhéran restent figés sur leur position notamment sur le sujet du nucléaire. L'Iran souhaite toujours un déblocage de ses avoirs gelés à l'étranger.
Très déterminée à maintenir sa mainmise sur le détroit d'Ormuz, la République islamique a annoncé hier la création de l'Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA). Il s'agit d'un nouvel organisme de gestion de cette voie maritime où circule le pétrole entre différents pays. Selon le journal spécialisé sur le transport maritime Lloyd's List, elle sera "chargée d'approuver les transits de navires et de percevoir des droits de passage dans le détroit".
Dans ce contexte, les cours du pétrole maintiennent leur progression à des niveaux toujours élevés. Le Brent gagne 0,63% à 110,31 dollars. Le WTI avance de 0,87% à 103,16 USD.
Sur ce sujet, Sebastian Paris Horvitz, directeur de la recherche chez LBPAM, fait savoir que "la persistance du choc pétrolier, liée à l'impasse sur l'ouverture du détroit d'Ormuz, maintient une pression haussière sur les prix de l'énergie, laquelle commence à se diffuser plus largement à l'ensemble des prix. Néanmoins, à ce stade, cette pression reste relativement contenue".
En outre, selon l'analyste, "cette crainte d'un choc inflationniste durable est désormais très clairement visible dans les anticipations de marché. En effet, depuis l'accord de cessez-le-feu conclu début avril, la tendance des anticipations est demeurée orientée à la hausse des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, elles ont progressé de plus de 10 points de base, tandis que la hausse a été légèrement plus modeste en zone euro."
Vallourec chute sur le SBF 120
Dans l'actualité des sociétés cotées, Vallourec (-7,79%) affiche l'une des plus fortes baisses du SBF 120 ce mardi. Le titre du fabricant de tubes en acier sans soudure se replie après la vente par ArcelorMittal de 23,9 millions d'actions Vallourec. Ces titres représentent environ 10% du capital social en circulation de l'entreprise française, au prix d'offre de 24 EUR par titre, générant un produit brut d'environ 667 MUSD. L'action d'ArcelorMittal, en revanche, gagne 1,25%, signant l'une des plus fortes progressions du CAC 40.
A l'inverse, en Europe, Currys ( 12,46%) est leader du FTSE UK 250. L'action grimpe après avoir indiqué ce mardi l'anticipation d'une hausse de 18% de son bénéfice annuel à 191 millions de GBP . Le distributeur de produits et de télécommunications basé à Londres a enregistré une croissance de 4% de ses ventes à périmètre comparable sur les 16 semaines closes le 2 mai dernier.
Ce matin, le titre Rheinmetall progresse de plus de 4% à Francfort, tiré par une information de Reuters selon laquelle l'armée allemande prévoit de commander 2 030 camions pour un montant d'un peu plus d'un milliard d'euros. La livraison devrait s'achever d'ici novembre 2026, d'après le projet de document du ministère destiné à la commission du budget du parlement allemand.
Adecco (-1%) accuse ce mardi la plus forte baisse de l'indice SMIM des moyennes capitalisations suisses, après la dégradation d'UBS sur le réseau d'agences d'emploi. La banque justifie sa décision par la perspective d'un redressement plus lent que prévu des résultats du groupe. UBS a abaissé sa recommandation sur la valeur de "neutre" à "vendre" et réduit son objectif de cours à 13 francs, contre 21 francs auparavant.
Au chapitre des statistiques, en zone euro, l'excédent de la balance commerciale du mois de mars a été supérieur aux attentes. Il a atteint 7,8 MdsEUR, contre des estimations à 5,4 MdsEUR et un précédent à 11,1 MdsEUR (révisé de 11,5 Mds), selon des données publiées ce mardi par Eurostat, l'office statistique de l'Union européenne.
De plus, au Royaume-Uni, le taux de chômage est passé de 4,9 à 5% au mois de mars selon l'Office for National Statistics, alors qu'il était attendu stable à 4,9%. Le nombre de demandeurs d'emploi dans le pays a augmenté de 26 500 unités, contre des attentes à 23 100 et seulement 4 900 (donnée révisée à la baisse de 26 800 unités) en février.
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